Jusqu’à 20 000 € par mois pour certaines créatrices : derrière l’image léchée d’une start-up tricolore en pleine ascension, MYM, la plateforme lyonnaise de contenus “exclusifs”, cache une réalité bien plus sulfureuse. Officiellement dédiée à l’économie créative, la société a bâti son succès sur l’érotisme en ligne, jusqu’à devenir l’un des plus gros relais numériques du travail du sexe en France.

Ils étaient 2, jeunes trentenaires, pleins d’ambition. En 2019, Pierre Garonnaire et Gaspard Hafner lancent MYM depuis Lyon avec un objectif affiché : « redonner le pouvoir aux créateurs ». En 2024, ils génèrent 105 millions d’euros de chiffre d’affaires, séduisent DJ Snake parmi leurs investisseurs, et font leur entrée dans le prestigieux French Tech 120. Mais derrière les pitchs calibrés pour les investisseurs, c’est le sexe qui fait tourner la machine.


Un business basé sur le fantasme… et l’omerta

L’interface est sobre, presque élégante. Mais sous le vernis, le X règne en maître. Sur MYM, tout se monnaye : photos dénudées, vidéos personnalisées, lives érotiques.