Me Samuel Estève, l’un des avocats de Frédéric Péchier — ancien anesthésiste de Besançon accusé d’avoir empoisonné trente patients, dont douze sont décédés — a annoncé son retrait du dossier à moins d’un mois du procès. Il dénonce une indemnité de défense « trop insuffisante » au regard de la gravité et de la complexité des accusations portées contre son client. Le procès, prévu le 8 septembre prochain devant la cour d’assises du Doubs, s’annonce particulièrement délicat pour la défense désormais affaiblie.
Le budget alloué à la défense — estimé à environ 35 000 € HT à partager entre les deux avocats restants — apparaît dérisoire par rapport aux moyens mobilisés par les parties civiles, évalués à plus de deux millions d’euros. Me Randall Schwerdorffer, l’autre avocat de la défense, a lui aussi laissé entendre son intention de se retirer si les conditions ne s’améliorent pas. Cette situation compromet sérieusement l’égalité des armes et la préparation sereine de l’audience historique dans une salle du palais de justice de Besançon spécialement restaurée pour l’occasion.