Un an après la disparition tragique de Medhi Narjissi, survenue lors d’un stage avec l’équipe de France U18 en Afrique du Sud, de nouveaux éléments viennent enrichir une enquête déjà sensible. Une touriste française, présente sur place au moment des faits, aurait alerté les accompagnateurs sur les risques liés à la plage où le jeune joueur a perdu la vie. « Outre les enquêtes qui ont rejoint la procédure, d’autres témoignages viennent confirmer que les éducateurs étaient informés de la dangerosité des lieux », a déclaré l’avocat de la famille dans les colonnes de Sud Ouest, soulignant que cette version met directement en cause la vigilance des encadrants.
Selon ses propos, la témoin, croisant le groupe sur le sentier menant à Dias Beach, aurait spécifiquement averti le préparateur physique Robin Ladauge ainsi que les huit autres adultes chargés de l’encadrement des jeunes rugbymen. Elle aurait même rédigé un témoignage officiel, recueilli par les autorités sud-africaines et transmis ensuite à la justice française. L’avocat précise qu’elle connaissait parfaitement les lieux et, voyant qu’il s’agissait d’adolescents, elle avait interpellé le staff en affirmant qu’il était dangereux, voire imprudent, de mettre les enfants à l’eau à cet endroit.