En déplacement aux États-Unis, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a affirmé mercredi qu’un accord avec le Hamas sur une trêve à Gaza et la libération d’otages était désormais à portée de main. « Il y a de bonnes chances que nous y parvenions », a-t-il déclaré sur la chaîne FOX Business Network, évoquant un possible cessez-le-feu de 60 jours.
Alors que la guerre entre Israël et le Hamas entre dans son 21ᵉ mois, Netanyahou partage l’optimisme affiché par l’ex-président Donald Trump, dont l’émissaire pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a déclaré espérer un accord d’ici la fin de la semaine. Selon le dirigeant israélien, dix otages vivants et neuf corps seraient remis à Israël dans le cadre de cet éventuel accord. Ces personnes avaient été enlevées lors de l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, qui avait déclenché le conflit.
À Gaza, les bombardements israéliens se poursuivent. La Défense civile locale fait état de 22 morts palestiniens, dont six enfants, au cours des dernières frappes, alors que la situation humanitaire sur le terrain est jugée catastrophique par les Nations unies. Le territoire reste assiégé, affamé, et en grande partie dévasté.
Netanyahou se dit optimiste quant à un accord de trêve et à une libération d’otages
Les discussions indirectes entre Israël et le Hamas, menées à Doha avec la médiation des États-Unis, du Qatar et de l’Égypte, n’ont pour l’instant débouché sur « aucune avancée concrète », selon une source palestinienne. Des désaccords majeurs subsistent, notamment sur le retrait total des troupes israéliennes et l’acheminement libre de l’aide humanitaire. Israël continue de rejeter ces conditions.
Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, et le chef d’état-major, Eyal Zamir, ont néanmoins laissé entendre qu’un accord restait envisageable. Selon Zamir, les opérations militaires en cours à Gaza contribueraient à faire avancer les négociations.
Benyamin Netanyahou a de son côté réaffirmé sa volonté d’« éliminer » le Hamas et de maintenir un contrôle sécuritaire permanent sur Gaza, soulignant que tout accord devra répondre à ces impératifs. Depuis le début de l’offensive israélienne en riposte à l’attaque du 7 octobre, au moins 57 680 Palestiniens, en majorité des civils, ont été tués, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas, que l’ONU juge crédibles. Du côté israélien, cette attaque avait fait 1 219 morts, là aussi en majorité des civils.
Sur le terrain, les habitants de Gaza continuent de vivre dans des conditions dramatiques. « Chaque jour, ils parlent d’un cessez-le-feu, mais les massacres continuent », déplore Oum Ahmed, réfugiée dans le sud du territoire. Malgré les promesses d’apaisement, les violences ne faiblissent pas, faisant redouter une prolongation du conflit, même à l’approche d’un éventuel accord.
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Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, et le chef d’état-major, Eyal Zamir, ont néanmoins laissé entendre qu’un accord restait envisageable. Selon Zamir, les opérations militaires en cours à Gaza contribueraient à faire avancer les négociations.
Benyamin Netanyahou a de son côté réaffirmé sa volonté d’« éliminer » le Hamas et de maintenir un contrôle sécuritaire permanent sur Gaza, soulignant que tout accord devra répondre à ces impératifs. Depuis le début de l’offensive israélienne en riposte à l’attaque du 7 octobre, au moins 57 680 Palestiniens, en majorité des civils, ont été tués, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas, que l’ONU juge crédibles. Du côté israélien, cette attaque avait fait 1 219 morts, là aussi en majorité des civils.
Sur le terrain, les habitants de Gaza continuent de vivre dans des conditions dramatiques. « Chaque jour, ils parlent d’un cessez-le-feu, mais les massacres continuent », déplore Oum Ahmed, réfugiée dans le sud du territoire. Malgré les promesses d’apaisement, les violences ne faiblissent pas, faisant redouter une prolongation du conflit, même à l’approche d’un éventuel accord.